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L'imposture démocratiqueLa réalité n'est pas toujours conforme à notre intuition: certaines "évidences" ne correspondent parfois à aucune réalité. Ainsi, par exemple, pendant le dernier quart du XIXème siècle, on a cherché à axiomatiser l'arithmétique (programme de Hilbert), en considérant comme évident que c'était possible. Mais le théorème de Gödel a sonné le glas de cette espérance. De même, l'idée démocratique cherche à mettre en application
le concept de "volonté générale". Or la "volonté
générale" n'existe pas, tout simplement, et on le sait depuis
longtemps, grâce aux :
Théorèmes d'impossibilité d'Arrow, de Gibbard-Satterthwaite, théorème du Chaos majoritaire:
Annexe 1: MyMithra a demandé à des
démocrates "rationalistes" ce qu'ils pensaient du théorème
d'Arrow :
Quand l'
"Union Rationaliste" rejette la rationalité
Annexe 2 : Pourquoi vouloir mettre en oeuvre la
"volonté générale" est identique à vouloir
appliquer "2+2=5".
Dans le langage courant, les 3 hypothèses de non
manipulabilité, d'unanimité et de non dictature sont implicites
dans le concept de "volonté générale". Mais dans ce
cas les choix collectifs ne sont pas transitifs: ils sont donc incohérents,
c'est-à-dire que l'ensemble des choix collectifs est une proposition
P contradictoire. (exemple: P = "La collectivité préfère
strictement X à Y, Y à Z et Z à X"). Néanmoins,
en démocratie, on considère qu'il existe au moins une proposition
P satisfaisant aux 3 hypothèses et qui soit vraie. Mais comme P
est contradictoire, P est donc en même temps fausse et sa négation
nP est donc vraie aussi.
Appelons A la proposition "2+2=5". Ainsi, l'idée de la démocratie est bien d'appliquer
le principe suivant : "2+2 = 5".
Annexe 3: Des critiques de mon interprétation du théorème d'Arrow et mes réponses:
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